Archive pour April 2007

Investissez!!!!

Publié le 27 April 2007, par Babozor

Voilà un cri du coeur qui me vient, qui est destiné principalement aux dirigeants d’entreprises, responsables de services de tous poils: Investissez!
Pourquoi ce cri du coeur?

Depuis maintenant des mois (je dis bien des mois…), je perds environ 10 à 15 pourcent de mon temps (si ce n’est plus) à me battre avec un vieil ordinateur en fin de vie (même avec Ubuntu, qui lui a redonné un coup de jeune, les arrêts de disque dur, la batterie qui dure 45 minutes, le bouton de marche qui ne marche plus, l’ordi qui refuse de s’allumer pendant 30 minute sans explication convaincante, etc…), des serveurs pas adpatés (je perd aussi du temps à faire le ménage dans les projets pour trouver 200 Mo de place sur le disque dur) et des méthodes de l’ère jurassique (peu ou pas de sauvegardes, pas le temps de mettre en place de vrais méthodes de travail, un vrai suivi).
Calculez donc le temps (et donc l’argent) perdu pendant ces précieuses minutes/heures.
Calculez le coût d’un ordinateur neuf, d’un serveur, ou de la mise en place d’une méthode de travail correcte…
Comparez ces deux prix. Rien ne vous frappe?

Les deux approches sont diamétralement opposées, soit vous investissez (ça vous coûte un peu cher sur le coup… mais vous vous y retrouvez au bout de quelques semaines/mois), ou vous laissez la situation se pourrir (ça coûte moins cher sur le coup, mais je vous raconte pas le coût évalué sur plusieurs mois).

Donc je vous en prie… investissez!

Web & bénévolat

Publié le 27 April 2007, par Babozor

De par notre métier, nous sommes exposé à beaucoup de sollicitations: papy n’arrive pas à accéder à son mail et nous appelle à l’aide, tante machin voudrais mettre les image de sa nièce en ligne mais n’y arrive pas, une lointaine connaissance nous embête avec son projet de site super novateur qui a besoin de nous (sans argent évidemment, mais promis il nous paie dès que le site marche…), ça vous semble familier?
Les sollicitations pour les travailleurs du web ne manquent pas, mais la question est: qui choisir entre tous ces demandeurs?

J’ai depuis maintenant quelques années perfectionné ma méthode de sélection.

1. Évangélisation
Ma méthode pour répondre à certaines sollicitation, passe par une évangélisation pour les méthodes ou logiciels dans lesquels je crois et pour lesquels j’ai envie de faire une promotion poussée.
– Papy n’arrive pas à accéder à son mail, je lui conseille Gmail ou ThinderBird plutôt que son vieux Outlook qu’il n’arrive pas à faire marcher, je lui installe, lui créait son compte et lui montre comment c’est simple à utiliser…
– La petite voisine n’arrive pas à voir son épisode favoris de Bob l’Eponge (et son pote Patrick) avec son WindowsMediaPlayer (berk!!!), je lui installe et lui conseille BSPlayer ou VLC
– Mon voisin (ouais je sais j’ai beaucoup de voisins en galère) n’arrive pas à voir son site préféré qui bug. Je lui conseille de passer à Firefox qui lui respect les standards du web (j’en profite pour lui installer quelques addons et lui expliquer le principe d’un flux rss).
– Mon frère n’arrive pas à faire marcher son ordinateur, windows redémarre tout le temps et plante… je lui chante les louanges d’Ubuntu, qui peut démarrer en livecd (pour qu’il récupère ses données sur son disque dur) et qu’il pourra ainsi faire tourner son PC encore quelques années sans changer de matériel…
– des collègues cherchent des solutions simples pour partager leurs documents, je leur montre les possibilités de certains projets OpenSource (ActiveCollab par exemple) et leur montre la marche à suivre.
Les exemples sont nombreux, et je fais d’une pierre deux coups, j’aide mes compatriotes/familles/voisins, et je pousse certains logiciels, technologies, solutions auxquelles je crois.

2. Motivation
L’une des sollicitation les plus fréquentes, dans notre domaine le web, vient souvent de personnes que nous connaissons, qui ont besoin de tel ou tel site pour tel ou tel projet. J’ai une double méthode infaillible pour tester la réelle motivation de ces personnes.
D’abord j’explique la complexité de la création d’un site web (ce que la plupart des gens ignorent, pensant qu’un site c’est comme la carte bleu c’est quelque chose de magique, on dit tiens je veux un site et hop le site apparait), de la charte graphique au développement en passant par le montage HTML, référencement, je ne lui épargne rien, je lui explique ensuite quel sera son rôle, de devoir écrire un document avec toutes les données relatives à son site, un story-board ou un cahier des charges détaillé (éventuellement je lui montre un exemple bien décourageant genre storyboard de 180 pages). Mon temps est précieux et je ne peux pas le gaspiller avec 23 845 modifications de la même page, donc le projet doit être bien défini.
Déjà à cette étape 50% des personnes ont abandonné ou alors ne me donnent plus signe de vie dans les mois qui suivent.
Pour ceux qui restent, le test ultime de motivation est l’argent.
Je vous entend hurler: “Quoi? capitaliste, fourbe, tu nous parle de bénévolat et d’argent, vilain!…”
J’assume totalement… si une personne est motivée pour que son site soit fait, lui demander 50 ou 100 euros (ce qui est une somme ridicule soyons d’accord pour la réalisation d’un site web) ne devrait pas poser un problème. Si la personne concernée, même si elle n’est pas riche, arrive à trouver cette somme, elle est suffisamment motivée et mérite qu’on s’occupe de son site.
Attention, il faut aussi que le projet vous intéresse et vous tienne à coeur (je vois d’ici les dirigeants de SSII collecter mon adresse email et se précipiter vers le distributeur de billet le plus proche), pour une cause qui vous émeut ou quelque chose qui vous passionne.

Voilà ma méthode.
Pour parler franchement, je suis plutôt actif et j’aime aider les gens autour de moi à se débrouiller ou a créer des sites web (d’ailleurs je passe une partie de mes nuits à ça, c’est la passion il parait…) et vous c’est quoi votre méthode pour faire le tri entre projets farfelus et trucs sérieux?

Ubuntu 7.04

Publié le 26 April 2007, par Babozor

Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, la dernière version (7.04, au nom de code bizarroide Feisty Fawn) de la distribution Linux Ubuntu est disponible en téléchargement depuis quelques jours (le 9 avril pour être exact).
Cette sortie a fait plus de bruit que les release précédentes, cette distribution faisant quasiment l’unanimité.
BoingBoing nous annonce la sortie de la distrib.
Damien nous fait une (très bonne) review de la Feisty Fawn
On apprend même que Michael Dell l’utilise sur son portable perso
O’reilly surprend même un serveur du starbucks donner quelques conseils sur un problème technique
Que des choses positives en somme…

Je suis depuis quelques mois sur Ubuntu sur le vieux Dell D600 du boulot, et la semaine dernière j’ai switché sur la dernière version. L’installation est toujours aussi simple et pratique, l’interface est toujours aussi bien faite, et oh miracle le module wifi est nettement mieux, prenant en compte le WPA (at last!)… on peut même activer les effets (fenêtre qui tremble et espace de travail en 3D), mais qui ne passent pas sur mon vieux portable (pas assez de mémoire apparement).
Je suis conquis et je continue mon travail d’évangélisation auprès de mes collègues et connaissances (pour l’instant j’ai un score de 3 switch réussi sur Ubuntu)

Pour le travail en production en OpenSource (PHP/Apache/MySQL), l’environnement de travail est idéal, mise en place des éléments indispensable en quelques minutes (apache, php, mysql, quelques modules php, phpmyadmin le tout installé de façon simple et safe par apt-get ou gestion de paquets synaptic), on télécharge un éditeur et hop on est prêt à travailler… La plateforme est conforme à celle d’une plateforme de production (PHP5 et MySQL5 par exemple) et mis en place en un temps record.
Pour l’instant je ne vois pas de défaut, à part peut être certains éditeurs qui ne veulent toujours pas sortir leurs logiciels sur toutes les plateformes (Linux et MacOS), mais il vous reste toujours la virtualisation ou le double boot.
Bref, Ubuntu j’aime, j’adore, à tester en livecd pour ceux qui auraient encore un doute.

Emails: quelques conseils

Publié le 26 April 2007, par Babozor

Deux conseils judicieux, provenant de Lifehacker et WebWorkerDaily, deux sites de référence à consulter quotidiennement, concernant les emails.

Gagnez du temps en utilisant votre numéro de téléphone comme adresse email.
Au lieu de transmettre votre numéro de téléphone et votre email comme contact, créez vous un email avec numéro de téléphone: par exemple 33683932790@gmail.com qui redirige vers babozor@gmail.com, ainsi votre contact a votre email et votre numéro de téléphone. Super pratique…
Par contre, seul défaut Gmail n’accepte pas les identifiant numérique de 8 caractères ou plus… donc il va falloir feinter, moi j’ai choisit d’utiliser cell33683932790@gmail.com (avec cell pour cellphone, donc téléphone portable), car même en essayant de réduire au maximum le nombre de caractère, on ne peut pas descendre en dessous de 9 (par exemple 683932790 ou 0683932790, avec 9 et 10 caractère ne passe pas sous gmail)… le forward vers votre messagerie principale se fait très rapidement.

N’entrez pas de destinataire dans votre email, avant d’être prêt à l’envoyer
Evitez les erreurs, pièces jointes manquantes et mail d’insultes peu judicieux à envoyer en ne remplissant les champs destinataires, destinataires en copie et destinataires en copie cachée juste avant d’envoyer votre email… en voilà un bon conseil, je ne compte pas le nombre de fois où j’ai envoyé des mails vides sans titre, sans texte, sans attachement par erreur. Après on passe toujours un peu pour un étourdi…
D’autre conseils sont disponibles ici (en anglais)

Vous avez d’autres conseils ou des trucs/astuces pour vos envois/réception/rédaction d’email?

Web et diversité

Publié le 25 April 2007, par Babozor

Voilà un article très intéressant du (aussi très intéressant) Jeffrey Zeldman (le pape des standard du web pour ceux qui ne le connaissent pas), et je vous livre ici une traduction (personnelle et partielle), enjoy…


Femmes et WebDesign: juste les statistiques

La sous représentation des femmes et des minorités dans la masse de travailleurs des technologies de l’information est comme la prévision météorologique: tout le monde en parle, mais personne ne fait rien.

En février 2007, Jason Kottke a rappelé notre communauté à l’ordre en publiant des informations montrant le taux très faible de speakers aux conférences de design, technologies et sur le web. Un des évènements cités était An Event Apart, que j’ai fondé avec Eric Meyer.

Comment les organisateurs de conférences, les employeurs et éducateurs peuvent-ils aider notre domaine à mieux refléter le monde dans lequel nous vivons? Un des problèmes qui se pose quand on essaye de remédier à ce genre de problème, comme c’est souvent le cas en matière d’égalité et de justice, est le peu d’information de ce phénomène et de ses causes. Beaucoup de sentiments et d’anecdotes, très peu de faits.

Donc, An Evening Apart [la conférence de J. Zeldman] a tenté de trouver des faits. Nous avons engagés des chercheurs de la Librairie Publice de New York City pour trouver tout ce qui touche les pourcentages de femmes dans notre domaine, leurs postes relativement à leurs collègues masculins. Comme cette recherche pouvait durer indéfiniment, nous avons assigné au projet un budget et une date de fin, les chercheurs agissant avec ces contraintes.

Les données qu’ils ont déniché concerne les femmes et les minorités dans les technologies de l’information. Les technologies de l’information était le domaine le plus proche du notre, il n’y aucune donnée sur le webdesign ou les webdesigners. Le WebDesign a une douzaine d’années d’âge, emploi des centaines de milliers de gens (sinon des millions) et génère des milliards et on serait en droit de trouver quelques données basiques sur ce thème, il n’en est rien.

Le premier bémol est donc que notre recherche couvre le domaine des IT et non seulement le webdesign. Le deuxième est que nous sommes encore en train de dépouiller les données reçues. Ce n’est pas un rapport final. Si un rapport final voit le jour, il viendra de An Event Apart.

Malgré tout cela, la vision qui émerge de cette étude est dérangeante:
– les hommes sont trois fois plus nombreux que les femmes
– le pourcentage de femmes employées dans ce domaine baisse au lieu d’augmenter
– les femmes de ce domaine ne sont pas promus aussi souvent et aussi haut que leurs collègues masculins

[…]

Article très intéressant, les 95 commentaires le sont tout autant… c’est une question que je me pose aussi depuis longtemps: la place des femmes et des minorités dans le travail du web, pour l’instant peu ou pas de chiffres.
Je pense que notre situation n’a rien a envié au modèle américain, peu (voir pas) de femmes ou de minorités, des avancements trop rares.
La question reste toujours la même: que doit-on faire pour améliorer cette situation?

Je ne suis pas convaincu qu’une solution de quota soit la solution. Le fameux CV anonyme est une blague (est ce que les recruteurs n’engagent que sur cv, évidemment non, ils rencontrent les gens, donc pourquoi masquer son identité).
Vous avez des idées, des pistes, des solutions??