Archive pour June 2007

Les BusinessModel du Web

Publié le 12 June 2007, par Babozor

Depuis maintenant des années, le web n’est plus perçu comme une perte de temps et d’argent. Le web rapporte… nous allons tenter d’explorer les différents moyens de se faire de l’argent grâce au web.

1. La publicité
C’est sans aucun doute le type de revenu le plus répandu. Le principe est simple: vous souscrivez à un service de publicité (bannières ou lien publicitaires), vous insérez un code spécifique dans le code source de vos différentes pages et vous attendez…
Deux modes de rémunération:
– pay per view: rémunération au nombre d’impression, mode de rémunération de moins en moins utilisé, puisque le but pour l’annonceur n’est pas de faire de la publicité mais d’avoir des gens qui viennent sur le site.
– pay per click: rémunération au click, à chaque fois qu’un internaute clique sur une bannière ou un lien publicitaire, vous touchez quelques centimes.
Ce mode de rémunération est réservé aux sites avec un gros trafic, il faut énormément de pages vues, pour générer un nombre substantiel de clicks, qui pourront se transformer en vrais revenus.

2. La commission
Ce type de revenu est un dérivé de la publicité. Le principe est simple, vous faites la publicité non pas pour un site, mais pour un produit spécifique (par exemple un appareil photo numérique), et vous recevez deux sortes de rémunération:
– au click: quand l’internaute clique sur l’annonce et est redirigé vers la page du produit sur le site marchand (la rémunération est de l’ordre de quelques centimes)
– à l’achat: si l’internaute qui est arrivé sur le site marchand par votre intermédiaire, concrétise son achat, vous recevez un commission (de l’ordre de 1 à 2% du total de l’achat, ce qui s’avère beaucoup plus rare, mais beaucoup plus intéressant)
Ce mode de rémunération peut marcher sur n’importe quel type de site (même avec un trafic limité). Il faut juste veiller à ce que les produits proposé sont en adéquation avec le propos du site.

3. Les sponsors
Vous revendez des espaces dédiés à des sponsors qui se font de la publicité via cet espace. En règle générale, les sponsors paient bien mieux que les publicités ou les commissions.
Ce type de rémunération est quasiment exclusivement réservé à des sites à fort trafic ou ultra-spécialisés (ou les deux) pour pouvoir attirer des sponsors prestigieux et prêts à passer à la caisse

4. La revente d’information / data mining
C’est un mode de rémunération que peu d’administrateurs de sites se vantent, mais c’est un de ceux qui paient le mieux… cela fait X années que vous administrez un site par exemple sur le matériel informatique, et vous avez des données précises sur les personnes qui consultent tel ou tel article. PAr exemple, vous savez que les articles sur le nouveau processeur machin intéressent majoritairement les mâles entre 18 et 35 ans, de banlieue parisienne (mais ça j’aurais pu le dire sans faire de data-mining). Certains instituts ou entreprises recherchent ces informations et sont prêt à vous les racheter.
Encore moins glorieux, vous pouvez revendre votre liste d’inscrit à voter newsletter… d’autant plus chère si elle est fortement qualifiée

5. la Vente pas correspondance
C’est le mode de rémunération (normal) de tous les sites de e-commerce qui vendent des bien physiques (un appareil photo ou un DVD) ou immatériels (le téléchargement d’un film en VOD) sur le web. C’est un business model des plus classiques.

6. L’abonnement
Abonnement à un service, sa différence avec l’achat est qu’il est renouvelable et concerne le plus souvent du contenu (par exemple, accéder aux archives du Monde, un site pour adultes, etc…) ou des services (votre hébergement web, votre compte Flickr, etc…)

Pour résumer, on a:
– la publicité sous 3 formes différentes: la pub, la commission, le sponsor
– la vente (ou revente) d’informations personnelles
– les achats: produit matériel, immatériel, service ou contenu

Ces 3 types de business model peuvent se croiser (par exmple le site du Monde propose un service d’abonnement, un pay per view et des publicités), mais leur principe n’a pas bougé d’un iota depuis des années. Même avec l’avènement des sites estampillés 2.0 les fonctionnalités ont bougées, évoluées, mais les business model restent les même: pub, data ou vente.

Windows/MacOS/Linux: Quel est le meilleur OS?

Publié le 11 June 2007, par Babozor

Question débile et un peu obsédante… Quel est le meilleur OS?
Je vais essayer de dépassionner (forcément) un peu le débat et de tourner plutôt cela sous un autre angle: Quelle utilisation optimale pour quel OS ou Quel OS choisir suivant son métier?

Linux
Vous êtes développeur OpenSource ou administrateur réseau/serveur Linux, Linux est fait pour vous, c’est la plateforme idéale pour développer.
Si particulièrement vous développez en PHP, Pyhton, Perl sous Apache ou Tomcat, etc… Linux est fait pour vous (peu importe la distribution)
Linux est aussi adapté si vous avez peu de moyens, un parc informatique un peu vieillissant qui a du mal à tourner avec d’autres OS… Linux leurs redonnera un coup de jeune (mais que ça ne vous empêche pas d’investir, bande de radins!)

MacOS
Vous êtes DA, WebDesigner, Flasheur, ergonome… MacOS est fait pour vous
Vous avez besoin d’un OS simple, clair, bien conçu, d’une ergonomie sans faille, vous avez frappé à la bonne porte.
Bon, la machine coûte un peu cher (encore que c’est tout à fait relatif, cf cet article en anglais de Computer World) et surtout il vous faudra acquérir les différentes licences (Flash, Adobe CS, TextMate, etc…) mais le Retour sur Investissement est quasiment immédiat.

Windows
Pour tous les autres: développeurs .Net, Webmaster, chefs de projets, etc… vous pouvez continuer à utiliser Windows, l’OS le plus répandu sur le marché aujourd’hui. Certes il n’a pas la stabilité d’un Linux ou L’interface utilisateur de MacOs, mais tout le monde ou presque y est habitué et il vous permettra de travailler avec des outils qui ont fait leurs preuves (même si pour la plupart il existe des équivalents sous Linux et MacOS) et surtout de pouvoir tester les sites pour les 90% des utilisateurs (même si là aussi il existe des passerelles sous Linux et MacOS)

Pour résumer: dans un environnement de production, si vous n’êtes pas designer (MacOS) ou dev OpenSource (Linux), vous êtes Windows.

Votre métier: Webmaster

Publié le 11 June 2007, par Babozor

Voici donc le premier d’une longue série de post sur les différents métiers du web: tentative de définition, comment est perçu ce métier par les professionnels, par les novices, évolution du métier, etc…
[J’ai longuement hésité avant de publier ce post, édité, ré-édité… je compte sur vos commentaires pour corriger les bêtises que j’ai pu mettre ou pour enrichir de votre expérience mon propos]

De tous les postes, celui de Webmaster est de loin le plus ambigu et celui qui génère le plus de définitions variables d’une personne à une autre.
Le domaine du web a bien changé depuis 10 ans, mais c’est peut être avec les DA, le seul poste qui n’a pas changé de nomenclature (ce qui ne veut pas dire que son rôle lui même n’a pas changé).
Comment définir le rôle exacte d’un webmaster?

Tout le monde trouvera des définitions variables, mais il existe deux tendances:

Webmaster – Couteau suisse du web
Je sais que le titre n’est pas beau, mais c’est une définition souvent donnée. Pour certains (et c’était la tendance il y a encore quelques années) le webmaster doit pouvoir toucher un peu à tout: pouvoir découper des images, localiser un flash, adapter un montage HTML, checker un XML qui ne marche pas, bidouiller un peu de PHP… bref une connaissance superficielle (et parfois plus profonde) mais suffisante de beaucoup d’outils et de technologies pour effectuer des tâches de maintenance sur le site et permettre ainsi à celui ci d’évoluer et de se maintenir sans accroc.
Cette définition est encore valable pour certains postes, mais avec l’avancement technologique des sites, la présence de CMS de plus en plus performants, ce fameux couteau suisse devient de plus en plus rare (corrigez moi si je me trompe) ou reste cantonné à la partie adaptation flash/charte graphique (ce qui revient plus ou moins au rôle d’un intégrateur et perd son rôle noble de couteau suisse du web).

Webmaster – gestion visiteurs / clientèle
Une définition plus moderne du webmaster, lui donne un rôle plus axé sur la communication spécifique avec l’outil web. Recevoir les emails, répondre, forwarder, trier, adapter le contenu éditorial du site à la cible (qui n’a rien à voir avec la cible de la presse papier par exemple), faire naitre et vivre une vraie communauté autour du site (ce qui veut dire animer et modérer les forums, annonces, etc…) éventuellement s’occuper du blog de l’entreprise, etc… le webmaster aujourd’hui fait le lien entre l’entreprise et ses clients ou ses visiteurs, car c’est un professionnel qui est impliqué dans le web et qui sait leur parler.
Rien à voir avec le couteau suisse de tout à l’heure, on ne leur demande plus ou très peu de connaitre des bases techniques propre au web, mais d’être familier avec les outils standard du web et de savoir communiquer sans tomber dans les pièges à RP.

Évidemment ce sont deux définitions aux antipodes l’une de l’autre… dans la réalité je pense que les différences sont moins marquées, et que le vrai rôle de webmaster empreinte un peu aux deux définitions.
Le métier de webmaster reste un métier passionnant mais dur (c’est lui le premier à se faire taper dessus quand cela ne va pas, aussi bien par le propriétaire du site que par les visiteurs), qui réclame rigueur, une grande connaissance du web (et de ces nombreux pièges), de certains de ses outils et ce métier est trop souvent dénigré.
Un bon site sans bon webmaster c’est la chance de vous créer une vraie communauté active qui vous passe sous le nez…

Webmaster, donnez nous votre feedback. Quel est votre vrai rôle, vos différentes fonctions, votre place dans l’entreprise, êtes vous bien considéré par vos collègues, etc…
Vous avez la parole, dites nous tout sur le(s) rôle(s) méconnu de webmaster.

[J’essayerais d’ici quelques jours de faire une micro synthèse en update de ce post]

Les vacances des Travailleurs du Web

Publié le 10 June 2007, par Babozor

Mmmm j’aurais dû appelé ce post ‘Les congés des Travailleurs du Web’, car le but n’est pas de savoir où vous allez, mais plutôt quand et dans quelles conditions. Pour les travailleurs du web deux problèmes se posent quand il s’agit de poser des vacances:

1. le TDW pseudo-indispensable
Peu importe votre travail et le type d’entreprise dans laquelle vous travaillez, mais vous avez su vous rendre indispensable (ça peut toujours se discuter, mais bon) et la dernière fois que vous avez pris une demie journée de RTT, votre téléphone a sonné toutes les 3 minutes (que pour des problèmes over-urgent cela va de soit).
Comment faire, donc pour lâcher le travail quelques jours et s’offrir des vacances bien méritées?
C’est un problème assez répandu qui rélève plus souvent du sous-effectif chronique, des plannings mal gérés, que subissent les travailleurs du web que de votre pseudo indispensabilité (personne n’est jamais indispensable). Il n’y a pas de recette, vous avez droit à prendre des vacances, prenez les, coupez votre téléphone. Ils sauront se débrouiller par un moyen ou par un autre sans vous pour quelques jours.
[En même temps je dis ça, j’ai pas pris de vacances depuis 2 ans et pas posé mes RTT ces 8 derniers mois, mais ça n’a rien à voir…]

2. les mauvaises périodes
Dans le web il y a deux périodes particulièrement chaudes, où en général sont lancés les différents sites:
Décembre/Janvier: et oui c’est les fêtes, tralalaitou… tout le monde rigole, achète pleins de cadeaux, etc… et sur le web aussi, donc beaucoup de sites de e-commerce (mais pas seulement) profitent de cette période pour refaire un lifting ou lancer une nouvelle version de leur site. C’est aussi une période riche en sites évènementiels, mini-sites spécial Noël, ou e-card de bonne année…
Septembre: c’est la rentrée des classes, et coïncidence ou pas c’est souvent la période pour le lancement des gros projets (lancer un site majeur en juillet quand tout le monde est en vacances, c’est presque du suicide) dans tous les domaines.
Conséquence: pour la grande majorité des travailleurs du web, les mois de décembre, janvier, juillet et août sont des mois plutôt chauds, beaucoup de travail. Comment dans ces conditions poser deux, voir trois semaines de congés?
Pas évident…

Les solutions:
Posez vos vacances le plus tôt possible.
Deux, trois, quatre mois à l’avance… comme ça vous serez le premier. Tant pis pour les autres mais ils avaient qu’à le faire. Par contre il faut pouvoir prévoir ses vacances des mois à l’avance, mais bon en même temps tu les veux tes vacances ou pas? Parceque si tu attends trop, tu sera obligé comme tous les ans de supplier ton chef de t’accorder trois jours pour pouvoir récupérer et aller à la mer (et comme d’habitude il pleuvra tous les trois jours, alors que tout le reste du mois il faisait super beau et super chaud), ou marchander avec tes camarades de travail (ma Xbox360 plus deux jours de RTT contre le déplacement de tes congés en octobre… nan tu veux pas? ah t’es pas cool)
Renseignez-vous, sur vos droits et sur vos obligations.
Même si le contexte n’est pas des plus opportun, vous avez droit à des vacances (et c’est normal). Renseignez vous sur les conditions d’attribution des vos jours, et surtout sur les différents délais. Je ne suis pas un super spécialiste mais je sais que sans réponse positive ou négative de la part de votre responsable (mais je crois que la demande doit être écrite, je suis pas sûr que le mail ça marche) au bout d’une ou deux semaine, vous pouvez considérer votre demande comme accordée. (a vérifier)
Renseignez vous aussi sur les règles de solde de congés. Beaucoup d’entreprises obligent plus ou moins leurs employés à solder leurs congés avant la fin mai (pour éviter justement le rush de juillet-aout) et j’ai déjà perdu comme ça 10 jours de congé, bêtement, donc renseignez vous. Vous pouvez aussi demander à reporter sur l’année suivante une partie de vos congés, en général c’est faisable mais dans une certaine limite (avec accord de votre supérieur en général) et quelques semaines avant la date fatidique (pas le 31 mai à 15h34…)

Les vacances ne sont pas bénéfiques que pour les travailleurs du web… Les entreprises en profitent: un travailleur du web reposé, heureux, déstressé et automatiquement plus productif.

Ensuite, y’a ceux qui aiment pas les vacances, ça arrive… si si, je vous jure, bon j’en ai pas croisé souvent, mais il paraît que ça existe.
Et vous vos expériences de vacances (déplacés, annulées à la dernière minute, jamais accordées…) dans le web ça donne quoi?

Mahalo: le vrai/faux moteur de recherche

Publié le 5 June 2007, par Babozor


Annoncé il y a de cela quelques jours, Mahalo est enfin sorti de sa phase béta.
Mais qu’est ce que c’est?
Mahalo se veut le premier moteur de recherche alimenté par l’être humain, par un groupe enthousiaste et énergique de guides. (je traduis la FAQ de Mahalo) Les guides passent leurs journées à chercher, filtrer le spam, et vous sélectionner les meilleurs résultats de recherche possible…
En gros le projet est le suivant: écrire et sélectionner à la main les 10 000 requêtes les plus fréquentes sur les moteurs de recherche.

Pourquoi n’est ce pas un moteur de recherche?
Parceque c’est une liste de terme précis référencés (vers de pages précises)… par exemple tapez “Apple phone” et vous tomberez sur la page de l’iPhone, pas sur une liste des pages qui se rapprochent le plus de votre requête, c’est une nuance certes, mais qui reste importante.


Le projet a été lancé par Jason Calacanis, à qui l’on doit notamment Weblogs et la nouvelle mouture en Nestcape (je schématise et résume volontairement, pour ceux que ça intéresse plus d’infos sur sa page wikipedia ou Mahalo justement). Ce fameux Calacanis est un entrepreneur connu et respecté aux Etats-Unis et cela vaut donc le coup de regarder d’un peu plus prêt ce site.

Que peut-on y trouver?
Des informations divers sur les principales recherches des internautes, des liens en fait, plus que des informations.
Prenons comme exemple le terme iPhone (un sujet chaud du moment)
On trouve:
– un description ultra courte (Guide note & Fast Facts)
– le Mahalo top 7 (en gros les 7 liens les plus intéressants), avec donc ici le site officiel, un article de Engadget, la page de wikipedia, un review par Cnet, et deux autres articles de médias classiques (Newsweek, Macworld)
– une vidéo de CBS News sur la présentation de l’iPhone
– les news récentes à propos de l’iPhone sur certains sites
on trouve ensuite des liens vers des vidéos, des blogs, des commerçants, etc…
Effectivement les liens ont l’air intéressants et on voit qu’ils ont été clairement sélectionnés pour leur pertinence et leur qualité (enfin on l’espère, en tout cas pour les termes que j’ai recherché ils l’étaient)


Mais la question principale est quelle la différence et la valeur ajoutée de Mahalo par rapport à Wikipedia ou à d’autres moteurs de recherche “humains”?
Déjà la principale différence avec WikiPedia: ici les contributeurs sont triés sur le volet et ne sont pas monsieur tout le monde (ce qui peut avoir des bons et des mauvais aspects: dans les bons on pourra dire que cela risque de remonter la qualité des liens, dans le mauvais que certaines sources peuvent être volontairement éludées).
Ensuite: le but de Mahalo n’est pas d’être une encyclopédie, mais un lien vers d’autre site (dont wikipedia,dans la plupart des pages Mahalo d’ailleurs)

On peut donc se poser la question suivante: quel est donc le but de Mahalo et quel est son business model?
Je pense que son but est clair: devenir une source incontournable pour les mots clefs les plus recherché… et tenter de voler la vedette aux moteurs de recherche stars pour les requêtes les plus populaires.
En voyant le parcours de Calacanis, on peut se dire qu’il ne fait pas ça que pour la beauté de l’art et ses adSense en bas de page me paraissent un peu faiblard pour payer les dizaines de personnes qui doivent travailler pour mettre à jour Mahalo. On peut imaginer sans peine d’ici quelques mois/années, un droit d’entrée à payer pour y être présent ou mieux positionné.

Je trouve le concept assez sympathique (malgré le fait qu’il ne soit qu’en anglais) et la sélection des liens plutôt bien vu pour les quelques exemples que j’ai pu tester. Reste à voir si la sauce prendra. Reste à voir aussi si les autres monstres de la recherche ne vont pas se lancer eux aussi dans cette mode du human-powered (qui revient à peu de chose près à un annuaire)

A noter que Mahalo n’est pas le seul présent sur ce marché, allez jeter un oeil sur le très bon article de Mashable

Et vous êtes plutôt robot ou humain? Et vous en pensez quoi de Mahalo?