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Hail to the velo

Publié le 8 March 2010, par Babozor dans la catégorie Divers

Cela va maintenant faire un peu moins de deux ans que je me suis réellement mis à faire du vélo de façon régulière (et dire qu’à la base c’est grâce au Vélib) que ce soit pour aller au travail (aujourd’hui je fais un aller-retour Paris 14ème – Fontenay aux Roses par jour) ou le week end (pour aller faire des courses à l’autre bout de Paris, ou juste pour le fun quand j’en ai le temps et l’occasion) et je dois dire que j’adores ça.

Un mode de déplacement sain à tous les niveaux
La première chose qui vient à l’esprit (aujourd’hui) quand on parle de vélo c’est bien sûr l’environnement, on ne pollue pas (ou alors très peu… faut quand même faire venir les pièces du vélo qui sont massivement fabriqués en Chine) cela n’a que très peu d’impact sur l’environnement, cela ne crait pas d’embouteillages ou ne laisse pas de trace notable sur l’environnement (cf les vilaines autoroutes qui coupent les forêts en deux).
On ne consomme pas de pétrôle, etc… je vous épargnerais le blabla écologiste habituel, mais bref pour résumer vous niquez moins la planète et ça c’est plutôt pas mal.

Sain, mais dangereux
Rapellons pour mémoire que je fais du vélo en région parisienne, et en partie à Paris et en très proche banlieue… et les vélos ont beaucoup d’ennemis (pour résumer tout le monde en fait): les scooters qui se prennent pour les rois de la route (alors qu’ils ne connaissent pas leur engin et ne le maitrisent pas, mais ça c’est un autre sujet, à quand le permis scooter?), les professionnels de la route (que ce soit les taxis, livreurs, coursiers ou transports publics) qui estiment que la route leur appartient, les voitures en général qui ne font pas attention et conduisent comme des cons (j’ai rafraichit mon code de la route il y a de cela quelques semaines pour pouvoir les insulter tranquillement et être sûr de mon bon droit)… et même les piétons (surtout ceux qui téléphonent les pires) qui traversent sans regarder au mépris du danger.
Pour résumer, le vélo c’est vraiment cool, mais personne ne veut de vous sur la route…
Les flics non plus ne nous veulent pas des vélos, je me suis pris une prune et ils me font régulièrement chier (pour plein de raisons qu’il serait trop long de préciser ici), même si je respecte globalement les règles (alors que les scooters sur les voies de bus, les mecs qui grillent les feux rouges apparemment c’est vachement moins grave) ils nous harcèlent, soit disant pour notre bien et notre sécurité (alors qu’à priori on se débrouille très bien sans eux pour ces deux points là).

Un hiver hardcore!
On commence doucement à sortir de l’hiver et cette période à pu faire le tri entre les vrais mecs qui prennent le vélo par presque n’importe quel temps et ceux qui ressortiront leur cycle les beaux jours venus. J’ai du donc m’équiper pour affronter le grand froid, le vent, etc… principalement j’ai investi dans un espèce de collant pour mec, un truc technique qui chauffe, laisse passer la transpiration, etc… de bonnes chaussettes et des gants qui résistent au vent.
Cela n’empêche, même si le temps n’était pas propice au vélo (j’avoues les jours de neige j’ai pris le métro, hardcore mais pas fou) c’est un vrai plaisir, même sous la pluie. Ne manque qu’une douche au travail et ce sera parfait (je change toutes mes fringues dans les toilettes du boulot et j’avoues parfois c’est un peu l’acrobatie et surtout ça pue)

Transformation physique en cours
Une des choses qui peut être me marque le plus, de cette utilisation plus ou moins régulière du vélo c’est la transformation physique qui s’ensuit. Rien de transcendant non plus il ne faut rien exagérer, mais des changement notables. Par exemple (et sans doute le plus frappant) les mollets, qui sont passés de bouts de viande flasque a des mollets de compétition, über musclés (comparés à avant bien sûr), muscles saillants et j’avoues ça m’auto-impressionne (ouais je sais j’ai pas besoin de grand chose).
Ne vous méprenez pas, je suis toujours gros (ouais gros, je le dis sans honte) mais maintenant sous la couche de graisse se cachent des vrais muscles vivants et puissants (pour exemple les muscles sur les côtés des abdos, sous le gras c’est du béton armé, dûs aux démarrages super barbares aux feux rouges).
Je ne sais pas trop si j’ai perdu ou pas du poids (pour être honnête je me pèse deux fois par an et ça me fait peur à chaque fois donc j’évites), mais ce qui est sûr c’est que je suis vachement plus à l’aise, monter un escalier n’est plus un effort (ou beaucoup moins) et je soutiens des efforts beaucoup plus violents et longs (pour exemple Samedi je me suis fais un petit circuit Montparnasse – Montmartre -> Répulique -> Montparnasse avec deux arrêts, j’étais un peu crevé après de telles côtes [cf Montmartre et la petit montée de St Michel] mais je les ai avalées d’un coup sans poser le pied)
Bref le vélo ça fait faire du sport et c’est cool… (et ça peut potentiellement vous faire devenir pas moins gros mais un poil moins gras)

Geekification du vélo, tracking et simplification
On voit beaucoup de type de vélos, il existent de toutes sortes, du vélo à Mamie, au VTT de ouf en passant par le fixie violet pour les djeuns branchouilles parisiens… moi je me suis dirigé doucement mais sûrement vers le SingleSpeed.
Je suis parti d’un cadre course sain et capable de supporter mes centaines de kilos et je suis en train de modifier le tout au fur et à mesure.
J’ai commencé par le pédalier (j’en ai pêté trois, les pédaliers pourris à 29 euros chez Décathlon, tous tordus par la puissance que je déploies au démarrage c’est fini), puis la roue arrière (en flip-flop: d’un côté pignon fixe, de l’autre en SingleSpeed), les pédales (maintenant des pédales de BMX Dirt ultra bourrins, rouges supra moches mais potentiellement incassables)… et c’est pas encore fini.
Le but est d’avoir un vélo solide, durable, efficient… aujourd’hui je suis en 46-18 (le rapport du nombre de dents entre le pédalier et le pignon arrière de la roue) et je risque de changer vers un 46-16 voir un 48-16 (en ligne droite sur le plat, je patines un peu dans la semoule et puis ça me fera les mollets pour les montées)
Evidemment tous ces trucs techniques sont anecdotiques, ce qui est important pour moi c’est le trajet et surtout de le faire de la façon la plus efficace possible, c’est d’ailleurs pour ça que je suis passé en SingleSpeed, puisque une seule vitesse, je me concentre sur moi (et mes efforts à fournir) et non plus sur les changements de vitesse et tous les trucs autour… ce qui rend le trajet plus dur (surtout en montée) mais surtout plus simple et beaucoup plus jouissif.
Dernière étape obligatoire, c’est bien sûr le fait de tracker tous mes trajets via le GPS et un petit soft sur mon téléphone. Fondamentalement ça sert à rien, mais ça me permet de voir le nombre de kilomètres avalés, en quel temps, etc…

En résumé le vélo j’adore ça, je regrette presque que mon travail ne soit pas un poil plus loin (parceque là c’est juste à 20 minutes et ça fait un peu trop court à mon goût), c’est écolo, ça fait faire du sport et c’est rigolo.
Bon vous vous y mettez quand?



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