Archive pour November 2010

Ce que 3 ans de LaGrotteDuBarbu m’a appris

Publié le 7 November 2010, par Babozor

Voilà un peu plus de trois ans que j’ai lancé un projet un peu barjot: LaGrotteDuBarbu, un podcast vidéo plus ou moins régulier avec comme point central le DIY et ce que j’appèles le “casual hacking”. Une caméra, un peu de temps (et des soirées/nuits un peu réduites), quelques idées, un peu de matériel et c’est parti… et contre toute attente ça dure depuis presque trois ans, avec en moyenne entre 10 et 15 000 vues par épisode et une bonne cinquantaine d’emails reçus chaque semaine (au dernier comptage j’ai plus que 280 emails à répondre, désolé si les réponses sont parfois super longues).

Que m’a donc appris cette aventure? Pleins de choses, en fait:

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Un projet un peu fou: le casque de DarthVader en Pepakura

1. Des remords plus que des regrets
Vous avez une idée, mais vous ne savez pas si ça va marcher? Et bien tentez l’aventure plutôt que de toujours reculer, même si vous n’avez pas tout le matos, toutes les connaissances, etc… mieux vaut tenter et se planter, que ne rien faire et regretter quelques mois après.

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Leçon retenue: meuleuse + short = mauvaise idée

2. Trouver les bons outils, indispensable…
Que ce soit pour découper du plexiglas, percer des trous, monter un pc, fabriquer un casque de clonetrooper, ou encore pour produire un podcast vidéo, si vous trouvez les bons outils, les bons process, c’est déjà 50% gagné (et on voit sans trop de mal le rapport avec TravailleursDuWeb)

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3. Donnez, et vous recevrez
C’était déjà le principe pour ce blog, ça a aussi été celui, fondateur pour LaGrotteDuBarbu: basé sur le beerWare (vous faites ce que vous voulez du podcast, si ça vous plait et que vous me croisez, payez moi une bière) et sur le fait que si on se base sur l’intelligence collective on va plus loin. Une réponse démentielle au projet, du monde qui regarde ma vilaine tête et mes projets un peu débiles (c’était déjà la première surprise) et beaucoup beaucoup de réponses: des conseils, des encouragements, des insultes (très peu soyons honnêtes), des propositions de projets cools ou bizarres…

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4. Du fun, du fun, du fun
Balancer pas loin de 80 épisodes (d’une petite demi heure en moyenne) c’est beaucoup de boulot, donc si vous vous enmmerdez ou que vous ça pour le fric (ah ah ah elle est bonne celle là… pour le fric) vous êtes mal parti. Votre première motivation doit donc impérativement faire des trucs qui vous plaisent, sur lesquels vous vous éclatez, sinon les 5-6 heures de montages par épisode vous sembleront bien longs.

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Le setup un peu sommaire de prod de LaGrotteDuBarbu: une caméra, un ordi, un mirco

5. Partager sa passion, toujours une bonne idée
Peu importe votre passion (cela peut être la reproduction des crustacés, le crochet ou encore le catch cambodgien) vous pouvez vous adonner seul à cette passion dévorante, ou bien échanger avec d’autres afficionados de cette même passion. Que ce soit clair, plus on est plus c’est fun et surtout cela à tendance à décupler votre passion, en vous ouvrant de nouveaux horizons, ou de nouvelles voies. Mon conseil, partagez (même si votre projet vous semble bancal ou foirreux, les autres vous aideront à recadrer tout ça)

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Mon nouveau pied d’écran… en légo

6. Etre à l’écoute
Pour qu’un échange soit fructueux il doit aller dans les deux sens (ça paraît con dis comme ça, je sais), donner mais aussi recevoir et donc être à l’écoute des autres, de leurs avis, de leurs suggestions, de leurs projets, de leurs difficultés, de leurs succès. Il faut aussi être à l’affut de tout ce qui passe dans votre communauté, que ce soit via une mailing list, un forum, 237 flux rss…

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Une tentative (plus ou moins désespérée) de rangement de ma grotte

7. Apprendre de nouvelles choses, de nouvelles techniques, de nouveau matériaux
C’est sans doute la partie que je préfère: être devant un problème, trouver une piste quelque part, mais cela nécessitera d’apprendre quelque chose de nouveau. Que ce soit un nouvel outil (j’ai récemment ré-appris à utiliser correctement un pied à coulisse non numérique), un nouveau procédé, un nouveau logiciel, un nouveau matériau, une nouvelle technique, je me comporte comme un éponge, j’emmagasine, j’enregistre et j’essayes, j’apprends… et c’est toujours passionnant.

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Ma SuperNES qui est tombée par terre… et réparation imminente prévue

8. On apprend plus des Fail que des réussites
Là non plus ce n’est pas une surprise, que ce soit de comprendre que porter des gants et des lunettes de protection c’est indispensable (avec un presque Fail fatal pour un de mes yeux, pas cool du tout j’avoues, mais leçon apprise), ou encore que certaines choses ne se comportent pas comme on l’espérait, les erreurs sont élément indispensable dans le processus d’apprentissage. Même quand les choses en apparence se passent bien, on peut toujours mieux faire, faire plus efficace, ou d’une autre façon, des micro-fail en quelque sorte… et même de ça on apprend beaucoup.

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Mon casque de CloneTrooper… trop petit comme d’hab mais du bon fun et un résultat plutôt pas mal du tout

9. Une bonne préparation est indispensable
Vous voulez un résultat pas trop dégueulasse? Une des leçons de ces heures passées dans ma grotte, c’est que prévoir un minimum, réfléchir et préparer aussi bien un sujet qu’une plaque de MDF pour être peinte vous évitera beaucoup d’ennuis. Y aller à la bourrin c’est bien, se renseigner et préparer c’est beaucoup mieux.

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Mario et son clône

10. Rien n’est impossible (c’est juste parfois long et/ou couteux)
C’est la dernière leçon, sans aucun doute la plus gratifiante. Peu importe le domaine, le niveau de complexité plus ou moins apparent, rien n’est impossible, il vous suffit de vous renseigner, d’apprendre les différentes techniques, de foirrer, de foirrer encore et encore, de découper ça en morceaux plus accessible et RIEN n’est IMPOSSIBLE. J’ai touché à des domaines que je pensais franchement inaccessibles, j’ai démonté (et réussi plus ou moins à remonter) des objets que je pensais intouchables, et fais bien plus que ce que je pensais pouvoir faire.

Voilà presque trois ans et (bientôt dès que l’épisode Saison 03 Episode 0F sera en ligne) 81 épisodes de casual hacking, beaucoup de travail, d’énergie, énormément de fun, une réponse de la communauté hallucinante et une expérience juste démentielle. Beaucoup de leçons apprises, encore bien plus à choper…

Carte Musique Jeunes – une honte et aucunement une parade contre le “piratage”

Publié le 7 November 2010, par Babozor

La fameuse carte Musique Jeunes viens de se lancer dans le brouhaha et la confusion la plus complète… le but affiché est “d’habituer” les “jeunes” à acheter de la musique en ligne.

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C’est quoi cette carte?
Vous en avez certainement tous entendus parler lors du débat sur la fameuse loi Hadopi, pour complémenter la partie répressive de la loi, notre gouvernement a décidé de sortir un dispositif spécial où l’Etat sponsorise à hauteur de 50% certains achats de musique en ligne.
Si on résume, vous vous inscrivez, vous versez 25 euros et vous avez pour 50 euros de musique achetable en ligne sur divers plateformes de téléchargement légales.
(je résume volontairement et je ne rentrerais pas dans le débat de la faisabilité)

Dresser les jeunes
Le but de ce dispositif est simple, puisque aujourd’hui les jeunes ne payent plus leur musique mais ils se comportent en pirates, en téléchargeant illégalement le dernier album de Lady Gaga ou de Michel Sardou (bon pour le deuxième je sais pas trop si des jeunes téléchargent vraiment ça, on sais jamais)… on va leur donner le moyen d’avoir deux fois plus de musique, mais seulement si ils passent par les plateformes légales et payantes.
Mmmm… rien qu’en l’écrivant ça me paraît bizarre… on m’échange un truc gratos, contre un truc payant à moitié prix (ou plus précisément le double pour le même prix), c’est bien ça le but de tout ça?

Perfusion pour majors
Le but est pourtant clair, il est de d’abord contrebalancer le côté répressif de la loi (même si l’offre est ridicule) pour faire taire certains détracteurs, mais surtout il est d’entretenir les maisons de disques dans la situation actuelle… et de continuer avec un système de distribution mourrant, à l’agonie mais qui refuse passer l’arme à gauche.

Ce qui me choque
Dans tout ce dispositif (somme toute assez foirreux) et la battage qui en est fait il y a beaucoup de choses qui me choquent:
– pourquoi ne réserver ça qu’aux jeunes? il n’y a donc que les jeunes qui écoutent de la musique? Moi je suis trop vieux, donc déjà dans le moule, j’achètes mes CD à la Fnac comme un gros boeuf, donc je n’ai pas droit à cette offre. Pour moi ça ressemble à de la discrimination…
– pourquoi sur un montant aussi ridicule? en gros cinq albums par an… on n’écoutes pas que cinq albums par an, pourquoi une mesure aussi partielle, si l’Etat veut perfuser l’industrie du disque qu’elle le fasse jusqu’au bout.
– pourquoi aider une industrie musicale régie par le capitalisme? je ne connais pas d’autre domaine où une loi nous oblige à passer par une offre payante, sous prétexte que sinon on est des vilains… cela fait plus de dix ans que le virage du numérique c’est présenté aux maisons de disques, ils n’ont fait aucun effort pour s’adapter et c’est donc à l’Etat de payer les pots cassés?
– le média à changé, mais les prix pratiqués pour un album sont toujours aussi prohibitifs (et avec les même marges pour les distributeurs et maisons de disque)… autant fabriquer un CD je pouvais comprendre la valeur marchande (même si il ne faut pas être un prof en économie pour savoir que les prix pratiqués pour les supports physiques sont là aussi très abusés par rapport au prix de production et de reviens du support) autant pour une delivery sur le web avec un coup quasi nul, je ne comprends pas.
– pourquoi l’Etat s’entête à tenter de sauver une industrie mauribonde et à préserver un business model qui ne marche plus?

Bref vous l’aurez compris, la “Carte Musique Jeunes” je n’aime pas, je trouve ça démago et débile et cela déplace le vrai problème et le vrai débat.

Voilà donc les vrais questions que j’aimerais que le gouvernement se pose:
– pourquoi continuer à appeler ce phénomène le “piratage” alors que c’est un échange sans argent et non pas un vol?
– pourquoi ne pas réfléchir à mettre en place une vraie plateforme de distribution pour TOUS les artistes (même les indépendants) avec une très forte part des revenus qui reviens aux artistes et non pas à leurs maisons de disque (ou les “ayants droits” comme ils aiment à se faire appeler)?
– pourquoi ne pas ouvrir un vrai débat non tronqué sur la révolution numérique est ses effets sur l’industrie musicale, dans le sens large du terme et pas seulement pour les maisons de disque?
– pourquoi ne pas investir les millions dépensés à Hadopi et la CarteMusiqueJeunes dans le fibrage de toutes les régions au lieu de cirer les pompes des maisons de disque?

Et ben, c’est pas gagné… moi j’aimerais savoir vos solutions pour permettre au secteur de la musique de trouver un business model convainquant.

Passage de TravailleursDuWeb en WordPress 3.0.1 – histoire d’une migration (un peu) prise de tête

Publié le 7 November 2010, par Babozor

A part quelques erreurs présentes de façon temporaires (et tout de suite remontées via Twitter et corrigées au plus vite) je suis passé le week end dernier de la version 2.3 (avec toutes les failles qu’on lui connaît) à la dernière version (la 3.0.1) de wordpress

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Pourquoi avoir tant attendu?
La dernière mise à jour datait de plusieurs années (un an et demi je penses au moins) et j’avoues que mes expériences de migration de blogs sous WordPress (avant la 2.5 en tout cas) m’avaient laissées de mauvais souvenir, plantage général, thème inutilisable… et donc j’ai toujours repoussé la mise à jour fatidique qui ne manquerais pas de mettre à mal mon blog.
Mais bon au vu de toutes les failles critiques présentes dans la 2.3, je me suis dit qu’il était grand temps de faire un peu de ménage et de mettre à jour la bête.

Backuper et préparer
La première chose à faire est donc de backuper tout, d’abord votre base de données… ensuite vos plugins et contenus (aussi bien vos thèmes que vos images) dans le répertoire wp-content, et quelques fichiers ici et là (en particulier le config.php histoire de pas perdre votre connexion à la base de données)
Je désactive tous les plugins et c’est parti… (cette étape est très importante)

Jouer un peu au bourrin
Tout est backupé, c’est parti pour l’écrasage de fichier… en gros je copie tous les fichiers du zip trouvable sur wordpress.org, sauf le répertoire wp-content (qui contient tous les plugins, le thème de mon wordpress, etc…) et j’attends sagement que le transfert se termine.
Comme je l’ai dit plus haut il est important de désactiver les plugins et TOUS les plugins, pas juste ceux qui semblent plus ou moins inutiles.
Moi j’avais décidé de garder Akismet actif (celui qui lutte contre les commentaires de spam) ce qui a causé à mon install quelques erreurs. J’ai été obligé de passer via MySQL pour le désactiver (un article de référence btw à lire ici) et tout roule plus ou moins (après un update de la base de données pour la remettre au niveau de la nouvelle release).

Réparer
Maintenant que vous avez de nouveau accès au BackOffice de WordPress, vous ré-activez vos plugins et vous regarder les erreurs sur le front, vous nettoyez les différentes erreurs (soit de plugins qui ne marchent plus, soit de ceux désactivés) et vous êtes bon

Hop c’est reparti…
En conclusion, un petit flip, une petite heure d’indisponibilité, mais un blog remis au niveau (et que je vais tenter de garder plus ou moins à jour)

Pourquoi avoir updaté mon wordpress?
Voilà pourquoi:

C’est bon vous êtes calmé? plus d’infos ici et

GTD – TodoList toujours synchro avec TaskPaper sur Mac et iPhone

Publié le 2 November 2010, par Babozor

Si comme moi vous avez un trillions de choses à faire par jour (que ce soit pour le boulot et pour des trucs perso) vous avez besoin d’une méthode et surtout d’outils performants. Des outils vous en trouverez pleins différents, mais voici l’outil que j’utilise le plus: TaskPaper

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Gestion des TodoList simple et efficace
J’ai dû déjà en parler, mais mon application favorite pour gérer toutes mes todo-list est une petite application développée par HogbaySoftware et qui s’apparente à un fichier texte un poil amélioré. Un environnement graphique très simple, un fichier, des groupes de tâches, des tâches, des contextes, la possibilité de biffer des tâches, de rechercher des termes, de regrouper les tâches par contexte…
C’est simple, c’est efficace, ça marche bien (ça bouffe rien que CPU et comme RAM) et ça coûte 30 dollars.

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Version iPhone
La version iPhone est similaire à la version Mac, aussi simple, j’avoues on cherches parfois les menus (pour supprimer une liste ou un item par exemple) mais après quelques minutes on retrouves nos petits et c’est tout aussi simple.
Je m’en sers très très souvent, comme par exemple pour faire mes courses et ne rien oublier, mais aussi noter des choses sur mes divers todo list, sans avoir à ouvrir mon laptop.
Ca coûte 8 euros sur l’AppStore (ouais c’est un poil cher mais ça vaut vraiment le coup)

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Synchro entre iPhone et Mac via SimpleText
Alors on a deux applis (payantes) sur deux plateformes différentes, c’est bien, mais ce qui rajoute un élément carrément démentiel, c’est la synchronisation entre les deux via un petit soft à installer sur votre Mac qui s’appele SimpleText (et gratos).
Quand vous installez l’application il crait un répertoire sur votre Mac et synchronise tous les fichiers de ce répertoire avec le serveur en ligne (vous avez besoin d’un compte google pour le faire, histoire de vous authentifier facilement).
Dès que vous avez installé l’application, vous pouvez synhcroniser dans les deux sens, de votre Mac vers votre iPhone et inversement, et ça c’est carrément démentiel, de pouvoir biffer ou rajouter des tâches depuis l’un des deux terminaux et de toujours avoir vos listes à jour.

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Une application simple, certes pas gratuite (mais il faut aussi savoir récompenser le travail de développeurs indépendants), disponibles sur Mac et iPhone et avec un système de synchronisation… pour moi c’est le gestionnaire ultime pour mes TodoList.