Archive pour la catégorie ‘Marketing, CRM, etc…’

Distribution numérique, ce que l’industrie culturelle n’a toujours pas compris

Publié le 10 March 2010, par Babozor



Hadopi 2 adopté et bientôt mis en place (attention à vos transferts torrent les amis) on semble jouer la même partition que les américains avec 5 ans de retard, sans se préoccuper le moins du monde du problème principal: le mode distribution de l’industrie culturelle change (ça ils n’y peuvent rien) mais l’industrie se cramponne sur ses vieux business models.

Pourquoi ne pas changer?
Là est la difficile question… pourquoi changer un modèle qui marchait encore il y a 10 ans, pourquoi innover (ne serais-ce qu’au niveau marketing) alors qu’il suffit de noyer les politiques sous les thunes pour qu’ils nous pondent une bonne loi bien vilaine, qui ne règle pas le problème (l’inadaptation de la vente des produits culturels à notre mode de consommation) mais va tenter de punir des gens au hasard.

Une distribution numérique ridicule et cher
Aujourd’hui que ce soit la musique, les films ou les livres, l’offre numérique est pour le moins limitée et cher. On connaît aujourd’hui le coût de distribution ridicule d’un support numérique (même avec l’encodage qui est grandement automatisé, c’est très proche de zéro) on en arrive à des albums de qualité sonore médiocre (écoutez un morceau mp3 en 312kbps et en FLAC et vous entendrez la différence) à un prix un peu inférieur au prix du CD, mais bourré de restrictions. De plus tous le contenu des catalogues ne sont pas portés sur les supports numériques… on ne fait l’effort que pour les artistes les plus rentables (le principe de long-tail n’est apparemment pas arrivé jusqu’aux majors)
Bref, on a donc un encodage médiocre, pas de valeur ajouté, un système d’écoute bridé et un choix limité, bizarre que le public n’ai pas adhéré.

Le pouvoir change de main
Certes la pseudo perte de chiffre d’affaire peut alarmer les majors, mais je penses que ce qui leur fait principalement peur c’est le changement de pouvoir… auparavant maître de la distribution ils choisissaient qui avait une chance de survivre dans le monde impitoyable de la musique par exemple, qui allait être promu sur les télévisions et radios, qui aurait de la pub dans les journaux, etc. Aujourd’hui le pouvoir change de main, avec une distribution simplifiée, tout le monde peut distribuer sa propre musique (ou son livre/film) et nous n’avons plus besoin de l’aide technique ou des circuits de distribution classique pour être écouté. Les majors sont donc virtuellement mortes, puisque leur rôle était de produire, distribuer et marketter des disques, si aujourd’hui on peut le faire à un coût ridicule sans eux… pourquoi se priver?

Les artistes comme prétexte
Ce qui m’a profondément gêné pendant tout ce battage médiatique autour de cette loi profondément débile (puisqu’elle ne résout pas le problème, elle l’aggrave même) c’est le fameux prétexte de l’artiste tout jeune et tout fébrile, qui lutte pour survivre et voit d’un mauvais oeil ses chansons téléchargées à droite à gauche. Tout d’abord balançons aux orties l’idée préconçue que le partage de musique (ou de film/livre) nuit à la création, au contraire… un Artiste (avec un A majuscule) continuera à créer qu’il soit payé pour ou non, si c’est un besoin, il composera, filmera avec le camescope à papy ou écrira des nouvelles que seul sa copine lira. Le partage de fichiers (je n’utilise pas exprès le mot piratage) ne nuit pas à la création, il nuit aux profits des majors, ça c’est clair (et c’est bien fait pour eux). Les artistes (à part une poignée) ne gagnaient de toute façon pas grand chose de la distribution de leur production par les majors…

Trouver des moyens plus justes de répartition
Car voilà la vraie bataille des années à venir: comment mieux répartir l’argent entre les créateurs de contenus et leurs consommateurs. Hier ils étaient un peu les laissés pour compte de cette industrie et ils reviennent aujourd’hui (enfin) grâce au web au centre de toutes les attentions. Comment rémunérer correctement les auteurs, interprètes, techniciens de cette branche? Bonne question, question plus qu’ardue en fait…
Nous pouvons zapper de l’équations les organismes rapaces comme la SACEM, qui de toute façon n’intègrent pas correctement la distribution numérique… Reste donc la licence globale et la contribution volontaire (si on résume) aucune de ces deux solutions n’étant à priori une réponse adéquate pour tous les acteurs du marchés, il va falloir trouver un mix bizarre de divers solutions.
Il est d’ailleurs navrant que le gouvernement n’ai pas mis toute sa force, son poids (et notre argent) à tenter de trouver une solution, plutôt de frapper bêtement sur les consommateurs. Une vraie étude (pas par des cabinets fantômes pour solidifer telle ou telle thèse, mais un vrai truc universitaire) aurait été la bienvenue dans ce débat sans fond.

Le web: un supermarché géant de culture disponible pour tous
Tout le monde se plaint ou semble se plaindre, mais moi je suis content, certes les auteurs (et les majors) ne se font pas payer (en même temps ça fait 50 ans que tous les intermédiaires se gavent… combien de milliards pour Disney avec les redifs de vieux dessins animés?) mais moi j’ai à ma disposition la plus grande bibliothèque culturelle du monde à quelques clics de mon ordi, je peux découvrir de la musique traditionnelle japonais, voir d’un oeil endormi une bouse cmomerciale américaine comme une comédie romantique supra marketé et supra pourrie, ou encore lire (en ayant mal aux yeux faute de kindle ou autre reader) une nouvelle d’un auteur inconnu… tout ça assis dans mon canapé. Et ça je vous le dis c’est sous exploité, le nombre d’artistes, d’auteurs que j’ai découvert depuis que je partages des fichiers, c’est juste incensé… et j’essaye de participer au phénomène de deux façon:
1. LaGrotteDuBarbu est en BeerWare, donc en gros distribuables par tous sous les conditions qu’ils veulent (et un jour si un mec aime ça, qu’il m’offre une bière ça me suffit)
2. j’essaye de récompenser/rémunérer les artistes que j’aime et quand je n’ai pas d’intermédiaires vampires… que ce soit l’achat d’un album de NineInchNails ou encore d’acheter le dernier livre de Cory Doctorow (d’ailleurs je vous conseille “Little Brother”, un pur livre ou la nouvelle “When Sysadmin ruled the earth” une petite merveille, avec en prime une fan-traduc en français) ou encore aller voir un film d’un réalisateur que j’aime…

La révolution par le bas
Alors quelle solution? La solution n’est pas évidente à ce large problème (bien plus grand que celui de l’industrie de la culture contre son propre public) qui touche aussi le domaine industriel quand aborde l’absurdité aujourd’hui des brevets… une disposition (comme le droit d’auteur) détourné de son but initial, pour plus de profit qui nuit à la création, au partage, à l’échange et qui de toute façon devra changer…
Aucune loi ne réussira à vous arrêter de partager les choses que vous aimez, à l’envie de les faire découvrir à vos amis, vos proches. Aujourd’hui le web est dans le moeurs et le partage au centre du web (que ce soit de votre statut via Twitter, de vos photos de soirées via Flickr, de votre anniversaire via Facebook ou de votre vie via votre blog) et décider de casser ce lien social (en coupant la connexion au réseau) est une idiotie sans nom.
Aujourd’hui la révolution vient du bas, elle vient des consommateurs et même si les majors ne sont pas prêtes à l’accepter, elles devront s’y faire un jour ou l’autre

Et vous c’est quoi votre sentiment sur tout ça?

Ma première expérience d’e-commerce…

Publié le 19 May 2009, par Babozor

Voilà maintenant quelques semaines j’ai un peu innové dans mes élucubrations en proposant à ceux qui le voudraient un des merveilleux patch brodé collector LaGrotteDuBarbu, limité à 100 exemplaires numérotés… sans le savoir (ou plutôt sans vraiment m’en apercevoir) je suis passé de l’autre côté de la barrière du e-commerce.

e-commerce1.jpg
Pourquoi?
Pour me faire des ronds, devenir millionnaire et pouvoir aller acheter ma baguette en hummer… bon cette partie c’est raté. Non en fait, je sais pas trop, j’ai toujours adoré les patchs, les stickers donc je me suis dit que de montrer, de revendiquer sa barbitude via un badge rigolo et cool ça pourrait le faire (ouais des fois je fais des trucs sans vraiment y penser je sais).
C’était aussi l’occasion de pouvoir faire l’expérience en vrai de ce que cela veut dire être un (pseudo à mon niveau) e-commerçant.

Chercher le bon fournisseur
C’est sans doute ce qui m’a pris le moins de temps, puisque je suis tout simplement aller googler les différents sites et entreprises qui permettaient de faire fabriquer des patchs brodés… j’en ai visité quelques uns, tenté de juger (maladroitement) leur sérieux, les prix, les conditions de vente, de livraison, de paiement (ouais se servir du e-commerce pour faire du e-commerce, étrange).
J’ai pas trop cherché puisque je suis tombé sur e-cusson.com une entreprise belge, qui m’a super rapidement envoyé un devis, m’a envoyé des accès pour leur middle office… j’ai donc passé ma commande et ai patiemment attendu. (btw, je vous le recommande, super sérieux, patchs de super bonne qualité, envoi rapide, les gens sont réactifs aux emails et au téléphone…)

Trouver le bon prix
Venait ensuite la deuxième étape: trouver le prix auquel j’allais pouvoir vendre ces fameux patchs collector. Il fallait compter le coût de fabrication, les frais de postage, les frais liés aux enveloppe et au papier cartonné sur lesquels ils étaient fixés… mon objectif là encore n’étais pas le pur profit (et c’est bien dommage) mais de pouvoir faire une opération blanche, c’est à dire pas de profit, mais surtout pas de perte. J’ai un peu tout retourné dans tous les sens et j’ai décidé de fixer le prix unitaire à 3€ (et 4 pour le prix de 5, sur les bons conseils de Fadi et Karl), avec un tarif unique de shipping de 1,20€.
Voilà mon plus ou moins raisonnable calcul:
Pour le patch
– fabrication du patch: 1,60€ / pièce
– support patch: environ 0,20€ / pièce
– scotch double face: environ 0,10€ / pièce (là c’est estimation à la louche pour faire style que j’ai pensé à tout)
Donc un total de 1,90€ sur les 3€ facturés
Pour le shipping:
– enveloppe: 0,10€ / pièce
– timbre: 0,60€ / pièce (c’est une moyenne, je voulais pas me faire chier avec des tarifs différents)
Donc un total de 0,70€ pour les frais de shipping

Pour résumer, frais de shipping inclus (pour une commande de 1 patch): payé (sans les frais de la plateforme) 4,20€ et m’a coûté 2,60€ (plus ou moins), donc plus ou moins bénef de 1,60€ par patch vendu.

e-commerce2.jpg

Trouver la bonne solution de paiement
La aussi no-brainer, puisque je n’ai pas des volumes de oufs, les sommes en jeu sont négligeables (ou presque par rapport à certains e-commerçants, en tout cas)… et je ne veux pas me prendre la tête avec un système de paiement compliqué. J’ai donc choisi paypal, puisqu’il permet deux modes de paiement:
– un mode de paiement standard via CB pour les utilisateurs non-enregistrés
– un mode de paiement différents pour les utilisateurs enregistrés, avec débit de leur crédit PayPal éventuel, ou ponction sur compte bancaire / CB
Un seul endroit pour moi c’est plus simple, je reçois les notifications de paiement, pas besoin de gérer un panier ou quoi que ce soit, idéal pour une expérience ponctuelle comme celle-ci.
La solution de paiement est super simple à mettre en place, on remplit correctement un formulaire, le système nous génère un bouton, on le colle dans la page et hop c’est parti.
Seul bémol à ce joli tableau: les frais pris pour chaque transaction…
Pour un paiement de 4,20€ paypal prend une commission de 0,39€ (donc je touche plus que 3,81€ ce qui rogne mon pseudo-bénéfice à 1,21€ par patch vendu), pour le pack de 5 patch une commission de 0,70€ (sur un total de 13,20€)

Logistique, encore et toujours
Avec le prix fixé, venait donc le moment de s’occuper de la logistique: aller photocopier sur papier carton le support du patch, les numéroter, coller avec du scotch double face la patch à son support… travail un peu débilifiant, répétitif mais globalement rigolo (puisque fini dans le temps et surtout parceque je le fais pas tous les jours). Restait plus qu’a patiemment attendre les commandes.
A chaque fois que je recevais une commande, outre la joie que quelqu’un donne de l’argent pour recevoir ma vilaine face brodée sur un bout de tissu, j’avais un objectif simple: que le coli (enfin l’enveloppe) parte le plus vite possible. Je mutualisais les envois avant midi et hop direction la poste… et là j’ai compris la souffrance de mes amis e-commerçant indépendants… un calvaire. J’ai très vite compris ma douleur et je suis passé en mode carnet de timbre, bien plus rapide.
Il n’empêche c’est sans doute l’étape qui prend le plus de temps, écrire le nom sur l’enveloppe, mettre les trucs dans l’enveloppe, s’assurer que rien ne manque… mettre quelques stickers TDW et TDWCamp dans l’enveloppe pour le fun (et pour les remercier de les avoir acheter), aller les poster, etc…
Bref pour résumer, le maillon faible de l’e-commerce côté marchand c’est sans aucun doute la logistique.

Quoi mettre en place si je devais passer au niveau supérieur
Je suis un ultra petit joueur, avec mes pauvres 100 stickers (il reste même pas une vingtaine… donc pour ceux qui les ont pas… bref!), mais imaginons que j’en vendais des milliers, dans le monde entier, avec plus de 80 références, quels outils est-ce que je mettrais en place?
– outil de suivi de la commande: pour moi la commande était simplissime: une enveloppe, un patch, envoyé en général dans la journée… mais pour certains cas, ça peut se compliquer, donc besoin de tracker la commande, sa préparation, son packaging, sa livraison au service de distribution, etc. et pouvoir en informer le client
– outil de CRM: super important pour savoir qui a commandé quoi, quand et pouvoir éventuellement tenter de lui refourguer d’autres trucs qui pourraient lui plaire… moi j’ai rien d’autre (pour l’instant) à tenter de vendre
– gestion des stocks: moi rien de compliqué des patchs qui en plus sont numérotés (même si certaines fois ça se compliquais avec des demandes précises de numéros spécifiques) mais pas de gestion de stocks réels. Prenez un cas concret de vrai magasin et c’est indispensable, ne serais ce que pour ne pas vendre un truc qui n’es plus en stock.
– feedback des clients: ultra important, moi j’ai eut quelques emails/tweet de retour, mais pour un plus gros magasin c’est important de savoir ce que pensent les gens, ce qui ne va pas, ce qui pourrait être amélioré…

Au final?
Une expérience rigolote et qui m’a permit de m’apercevoir du boulot de dingue que c’est de tenir une boutique de e-commerce (maximum respect à des gens comme Mathilde de Bagatelles… vraiment chapeau, c’est vachement de boulot et en plus elle trouve le temps de bloguer…)
Pas sûr de renouveler l’expérience, ou alors de façon super ponctuelle (je dis pas pour un siouper tshirt TDW, pas sûr encore)…
Et vous des expérience de e-commerce côté commerçant à partager?

De l’intérêt de twitter en entreprise

Publié le 17 April 2009, par Babozor

Alors que les médias américains semblent tout juste découvrir le phénomène (cf les vidéos en bas d’article, sûrement à cause des rumeurs de rachat par Google) qu’est twitter et qu’encore beaucoup de personnes que je connais doutent du bien fondé ou de l’utilité de l’outil (ils n’ont pas compris qu’il n’y a pas de “but” à twitter, c’est l’utilisation que vous en faites qui rend l’outil intéressant ou pas)… il faut se poser une question importante: Quelle peut être l’utilisation de twitter en entreprise? (et quel intérêt?)

Outil de branding / communication
Certains (encore rares) l’ont compris très tôt, twitter est un formidable outil pour affirmer sa présence sur le web et permettre un échange (plus ou moins) libre et direct avec ses utilisateurs/consommateurs.
La manoeuvre reste encore délicate, puisque le but n’est pas de spammer vos followers d’offres commerciales en tout genre, mais plutôt de donner des informations utiles et/ou intéressantes sur vos produits, votre marque, mais surtout rester disponible.
Plusieurs exemples existent de compte twitter de grandes entreprises américaines ou certains services (comme le service client) sont semi-portés sur twitter, pour tenter de désamorcer les situations ennuyeuses.
C’est aujourd’hui j’avoues assez délicat à gérer et cela demande deux choses:
1. une certaine transparence et honnêteté, pas juste des mots mais un truc porté dans la politique de l’entreprise
2. une personne à temps plein (ou presque) pour gérer le twitter de la marque ou du service, pour aussi donner un visage à la personne derrière le compte twitter.
C’est délicat mais faisable, pas trop onéreux (comparé aux sommes investis dans les divers plans de com) et avec un ROI monstrueux (en terme d’image principalement)

Outil d’échange interne
Cela peut être aussi un outil d’échange interne… prenez une grande entreprise avec des dizaines de services, des centaines de collaborateurs, l’information même si bien gérée (via un intranet ou tout autre système d’information) mets un certain temps à véhiculer. On peut très bien concevoir un compte twitter par service (le contenu peut être protégé ou pas suivant les informations diffusées sur celui-ci) et donc une rapidité de communication sans égal.
Cela peut être aussi une utilisation plus personnelle, avec par exemple un compte twitter pro… mais là la gestion des choses à rendre publiques ou non peut s’avérer délicat.
Cela reste une piste intéressante, bien que délicate.

L’utilisation c’est vous qui la fixez…
Souvent on me demandes à quoi sers twitter… et là j’avoues je ne suis pas la personne la plus pédagogique, mais je prends souvent comme analogie le téléphone. Le téléphone n’est pas une fin en soi, c’est un truc qui te sers à contacter d’autres personnes pour des buts divers et variés (appeler madame, discuter avec un pote, etc.). Twitter c’est un peu pareil, c’est l’utilisateur qui définit la ligne de conduite de son compte twitter et de l’utilisation qu’il en aura.
L’utilisation en entreprise est la même qu’on pourrait faire d’autres outils comme le site web, l’email encore un blog.

Aujourd’hui il y a un trou à combler (en tout cas c’est mon sentiment) entre twitter et les entreprises. Certes l’outil est délicat à manier, il ne faut pas tomber dans certains pièges (comme pour beaucoup de réseaux sociaux d’ailleurs), mais le ROI et la reconnaissance de la marque peut être monstrueux. Les grandes entreprises et marques ne l’ont pas encore compris, mais la communication de demain se passes sur le web (ça c’est une évidence), mais surtout sur les réseaux sociaux: twitter, facebook, linkedin (ou l’information circule, le “word of mouth” ou bouche à oreille numérique). Or très peu sont présents et encore moins sont actifs…

The Colbert Report Mon – Thurs 11:30pm / 10:30c
Biz Stone
comedycentral.com
Colbert Report Full Episodes Political Humor NASA Name Contest
The Daily Show With Jon Stewart M – Th 11p / 10c
Twitter Frenzy
comedycentral.com
Daily Show Full Episodes Economic Crisis Political Humor

Et vous c’est quoi votre avis sur twitter et son application en entreprise?

Sauter le pas? Freelance… pourquoi… pourquoi pas?

Publié le 27 March 2009, par Babozor

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Voilà, maintenant c’est clair, je dois dans le mois et demi qui vient trouver un travail (encore que ça reste à confirmer, mais je pars dans la pire hypothèse on sait jamais)… quel travail et sous quelle forme, la question reste entière. Une des pistes envisagée est le passage en tant qu’indépendant.

Passage par envie et non par obligation
J’ai toujours eut la volonté de repasser en freelance un jour ou l’autre (j’ai été freelance pendant un an en 2000) mais pour ça je m’étais fixé deux objectifs:
– avoir plus d’expérience, beaucoup plus, une dizaine d’années ou une expérience significative dans mon domaine (ce premier objectif est atteint je penses, même si je penses qu’il me reste un million de choses à apprendre)
– le faire dans de bonne conditions: en gros avoir des clients plus ou moins réguliers prêts à me suivre dans l’aventure ou un fond de roulement suffisant pour trouver suffisamment de clients pour vivre convenablement.
Aujourd’hui même si l’envie est là (plus que jamais d’ailleurs), j’ai la tenace impression que c’est pour éviter principalement de retourner dans une structure traditionnelle que ma réflexion à devenir freelance me pousse.
Explorons un peu ce qu’il y a derrière le terme “freelance”

Liberté
C’est une des principales caractéristique du freelance ou de l’indépendant, il acquit sa liberté, de travailler dans le domaine qu’il veut, avec les clients qu’il veut, liberté de choisir ses horaires, etc…
Pour certains c’est effrayant, pour d’autres jouissif, cela demande en tout cas un peu de structure et de motivation, personne pour vous tirer du lit le matin à part votre motivation.
Pour ma part je n’ai pas peur de ce mode de fonctionnement, j’ai déjà été freelance et j’ai su correctement faire la part entre le temps travaillé et le temps de loisir, dans mon travail aujourd’hui j’ai peu ou pas de supervision (à part le résultat) donc aucun problème pour me manager.

Fric
Là c’est un point délicat surtout pour le début, puisque à moins d’avoir des clients potentiels qui ont émis le souhait de vouloir travailler avec vous, vous allez devoir les trouver. Comptez aussi les charges, le reversement de la TVA, l’impôt sur les revenus… et la différence entre le chèque que vous avez encaissé et la somme que vous pouvez réellement percevoir est … épique (en gros le chiffre communément admis est que avant impôt sur le revenu 50% du CA HT pars en charges divers).
Dans ma situation actuelle, passage encore plus délicat puisque pas de matelas ou d’épargne et surtout un montant minimum à ramener à la maison tout les mois sous peine de se voir à la rue ou à crever de faim… c’est je dois le dire ce qui me retient aujourd’hui de passer freelance, ne pas avoir de perspective de CA et devoir tout de même ramener une somme conséquente à la maison.

Contraintes
Le passage en freelance c’est rigolo: liberté, chercher des clients, travailler un peu comme on veut, etc… mais c’est aussi certaines contraintes à prendre en compte.
1. Charges administratives. On l’oublies trop souvent mais qui dit freelance dit aussi paperasseries administratives, rien non plus de monstrueux mais il est clair qu’en France on aime bien les formulaires, les différentes caisses auxquelles on doit cotiser, etc. Donc c’est peut être pas grand chose, mais cela prend du temps
2. Comptabilité. Bon soyons clair, c’est pas mon truc… le mieux est d’avoir suffisamment de rentrées d’argent pour prendre un expert comptable de temps en temps pour qu’il clarifie un peu vos chiffres, sinon pas non plus impossible mais prend du temps.
3. Commercial. Ben ouais ça semble évident mais qui dit indépendant dit aussi devoir aller chercher du business, donc mailer, appeler, aller en rendez-vous, faire jouer son réseau de connaissance, etc. Pas une tâche qui me déplaît forcément, mais grande consommatrice de temps et pas toujours profitable.
4. Sociabilisation. Tous les travailleurs indépendants le savent, un des dangers de travailler en freelance c’est l’isolement. Travailler seul ou à la maison pendant des mois, sans trop de contacts peut devenir pesant. Perso je me fais pas de bile, j’arriverais toujours à trouver des prétextes pour aller à des trucs de geek à droite à gauche ou rencontrer des gens autour d’une bière.

En conclusion, projet encore à creuser… des avantages, des inconvénients… on verra

Pixmania: vente semi-forcée – super abusé…

Publié le 24 March 2009, par Babozor

Voilà quelques semaines/mois je me suis chopé mon Xacti HD1010 sur Pixmania (en gros 10 à 15% moins cher que les autres commerçants), je passes commande, me prépares à saisir ma carte bleu, quand je vois un item bizarre…
presque 50 euros pour un pseudo “contrat tranquillité”, alors que votre paquet est censé être assuré par la poste (jusqu’à 1000 euros pour un collissimo classique si ma mémoire est bonne), ce qui représente environ 8% du prix TTC de la caméra.

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Si ce n’était que ça, je dirais Pixmania essaye de me vendre ses assurances bouseuses, pas grave… mais là où ça devient limite déloyal, c’est que le processus pour enlever ce fameux “contrat tranquillité” est compliqué: on clique sur en savoir plus, un popup s’ouvre, on scroll tout en bas, on sélectionne “non je veux pas profiter de ton tru pourri”, on valide, etc…

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Pour donner un exemple concret, mes parents qui ne sont pas des quiches (loin de là ils ont fait beaucoup de progrès ces derniers mois) mais peu habitués auraient eut deux réactions:
– ça les aurait bloqué et ils auraient pas finalisé leur commande
– ils auraient pas su comment l’enlever et ils l’auraient pris malgré tout

Je trouve ce genre de méthodes juste honteuse… easy in, easy out, ça doit être la méthode de tous les marchands… tenter de pousser leurs psuedo-assurance bouseuse de cette façon est juste inadmissible.

Et vous vous en pensez quoi?